Commandes et stocks

Financement des bons de commande ou des stocks : quelle différence?

Une commande déjà confirmée et un projet d'achat de stocks peuvent tous deux nécessiter du financement. Pourtant, les risques ne sont pas les mêmes. Voici ce que les prêteurs peuvent examiner et les questions à poser avant de choisir une option.

Par
Alexander Schnavel
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Publié le
November 5, 2026
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Points clés

Votre fournisseur vous propose un prix pour une importante quantité de marchandises. Vous voulez peut-être les acheter parce qu'un client vous a déjà passé commande. Ou vous souhaitez remplir votre entrepôt parce que vous prévoyez vendre ces produits au cours des prochains mois, sans avoir encore de commandes signées.

Dans les deux cas, vous devez payer avant d'encaisser les ventes. La différence se trouve dans ce que vous savez déjà au sujet de la vente qui servira à rembourser le financement.

Comment fonctionne le financement des bons de commande?

Un bon de commande est un document par lequel un client précise les produits qu'il veut acheter, les quantités, le prix et, habituellement, les conditions de livraison. Un financement lié à ce document peut aider une entreprise à couvrir des dépenses admissibles pour remplir une commande confirmée.

Un prêteur peut examiner la commande, le coût du fournisseur, la capacité de l'entreprise à livrer et la façon dont le client paiera. Selon le programme, l'argent peut aller au fournisseur ou à l'entreprise qui emprunte. Un bon de commande signé ne garantit pas une approbation.

Notre page sur le financement des bons de commande explique ce service. Le présent guide aide surtout à comprendre le choix entre une commande confirmée et un achat de stocks pour des ventes à venir.

Comment fonctionne le financement des stocks?

Les stocks sont les produits qu'une entreprise garde pour les vendre ou les utiliser dans sa production. Le financement des stocks peut servir à acheter ou à conserver des marchandises admissibles, même lorsqu'il n'y a pas encore de client pour chaque article.

Le prêteur peut alors vouloir connaître la vitesse à laquelle les produits se vendent, leur valeur de revente, les quantités déjà en entrepôt et la capacité de l'entreprise à faire ses paiements si les ventes sont plus lentes que prévu. Certains produits sont difficiles à revendre et peuvent être refusés comme garantie.

Vous pouvez aussi consulter notre page sur le financement des stocks.

Deux entreprises, mais deux décisions différentes

Imaginons deux distributeurs canadiens qui envisagent des opérations d'une valeur de vente de 180 000 $. Les exemples sont inventés pour expliquer les différences. Ils ne représentent ni de véritables offres de prêteurs ni des dossiers de BGC.

L'entreprise A a une commande confirmée. Un client a signé une commande de 180 000 $ pour des produits livrés et acceptés. Le distributeur doit payer 112 000 $ à son fournisseur et prévoit 9 000 $ pour le transport et la manutention. Les dépenses directes prévues totalisent donc 121 000 $, avant les autres frais d'exploitation et les frais de financement. Si la commande est livrée et payée au prix convenu, la différence avant ces autres dépenses sera de 59 000 $.

Cela ne signifie pas que l'entreprise réalise un bénéfice de 59 000 $. Elle doit peut-être encore payer son personnel, son loyer, ses assurances, ses impôts et le financement lui-même. Un client peut aussi contester une livraison ou payer en retard. La question est de savoir si la commande et les autres renseignements permettent à un prêteur d'envisager le financement des coûts nécessaires.

L'entreprise B achète des stocks avant d'avoir des commandes. Un autre distributeur veut acheter 120 000 $ de marchandises pour son entrepôt. Il pense les vendre sur six mois, mais n'a pas de commandes signées couvrant cet achat. Il doit expliquer comment les produits devraient se vendre et comment il continuera à payer ses factures si les ventes prennent plus de temps.

L'entreprise B peut avoir un bon historique de ventes. Le remboursement dépend toutefois de ventes qui ne sont pas encore confirmées. L'âge des stocks, leur vitesse de vente et leur valeur de revente peuvent donc compter davantage.

Ces seuls renseignements ne permettent pas de dire si les entreprises seront approuvées. Ils montrent pourquoi un prêteur pourrait poser des questions différentes.

Est-ce que les deux types de financement peuvent se recouper?

Oui. Une entreprise peut financer l'achat de stocks dont elle a besoin pour remplir un bon de commande. BDC présente d'ailleurs le financement des bons de commande parmi les moyens de financer des stocks. Les deux catégories répondent donc parfois à un même besoin. [1]

Il faut surtout comprendre la transaction : le client a-t-il confirmé son achat, quand le fournisseur doit-il être payé, quand le client paiera-t-il et que se passera-t-il si la vente est retardée?

Quelles questions poser avant de signer?

Demandez combien d'argent sera disponible pour votre entreprise ou votre fournisseur, si vous devrez payer une mise de fonds et quand les remboursements commenceront. Vérifiez tous les intérêts, frais de service, frais de retrait et frais administratifs. Renseignez-vous aussi sur les garanties demandées et sur les conséquences d'un paiement tardif du client.

Pour un bon de commande, demandez quels documents sont nécessaires concernant l'acheteur, le fournisseur, la livraison et l'acceptation des produits. Pour les stocks, demandez comment les marchandises sont évaluées et si la limite de financement peut changer selon leur quantité ou leur valeur.

Si le prêteur propose plutôt un prêt d'entreprise ou une marge de crédit, comparez la somme réellement reçue, le montant total à rembourser et les dates des versements. Notre guide de comparaison du coût total des offres explique comment faire ce calcul.

Quelle option examiner pour votre entreprise?

Le financement des bons de commande peut être pertinent lorsque l'argent sert à remplir une commande précise déjà confirmée. Le financement des stocks peut être une question plus utile lorsque l'entreprise doit régulièrement acheter des marchandises avant de recevoir des commandes individuelles. D'autres entreprises peuvent avoir besoin d'un financement du fonds de roulement pour plusieurs dépenses courantes.

BGC agit comme courtier en financement au Canada et non comme prêteur direct. Nous examinons les demandes et pouvons les présenter à des partenaires sélectionnés, mais chaque prêteur choisit ses critères et prend sa propre décision. Si vous voulez explorer vos options pour financer une commande ou des stocks, vous pouvez faire une demande en expliquant à quoi servira l'argent.

Sources

  1. BDC — Inventory financing: What it is and how it works. Présente les considérations liées aux stocks et au financement de commandes.
  2. BDC — Purchase Order Financing. Décrit une formule de financement liée à une commande; les critères et conditions de BDC ne doivent pas être attribués à BGC.

Ce texte fournit des renseignements généraux. Les montants et les scénarios sont illustratifs. La disponibilité d'un produit, la part financée, les garanties et les modalités de remboursement dépendent du prêteur et du dossier.

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