Un distributeur doit souvent acheter des produits avant que les clients soient prêts à les commander. Certains articles partent vite, mais il n'y a pas toujours de commande signée qui garantit la prochaine vente. L'entreprise doit quand même payer son fournisseur, entreposer les produits et couvrir ses autres factures.
Avant de financer un nouvel achat, il faut comprendre combien d'argent sera payé maintenant, combien de temps les produits risquent de rester en stock et quand l'argent des ventes entrera au compte.
Acheter sans commande confirmée change le risque
Une commande ferme d'un client donne une preuve de vente prévue, même s'il reste des risques de livraison et de paiement. Acheter des stocks pour répondre à une demande future repose plutôt sur une prévision : les clients devraient acheter, mais personne ne sait exactement quand ni en quelle quantité.
Le financement des bons de commande peut concerner des commandes particulières, tandis que le financement des stocks répond à un besoin d'achat ou de détention de marchandises. Les règles changent selon le prêteur et les produits. Notre guide qui compare ces options explique la distinction plus en détail.
Un achat de marchandises qui prend du temps à vendre
Imaginons un grossiste canadien qui veut commander 120 000 $ de produits. Il croit pouvoir les vendre sur trois mois. Les montants suivants sont inventés et excluent les frais de financement et l'impôt.
| Période | Stocks vendus, au coût | Argent versé au fournisseur | Argent reçu des clients | Mouvement net |
|---|---|---|---|---|
| Mois de l'achat | 0 $ | 120 000 $ | 0 $ | −120 000 $ |
| Mois 1 | 40 000 $ | 0 $ | 50 000 $ | +50 000 $ |
| Mois 2 | 40 000 $ | 0 $ | 50 000 $ | +50 000 $ |
| Mois 3 | 40 000 $ | 0 $ | 50 000 $ | +50 000 $ |
L'entreprise paie 120 000 $ avant de recevoir un dollar, puis encaisse 150 000 $ de ventes. La différence de 30 000 $ est une marge brute avant les frais d'entreposage, de personnel et de financement. Ce n'est pas le bénéfice net, ni de l'argent disponible au départ.
Supposons maintenant que les ventes prennent un mois de retard. Les premiers 50 000 $ n'entrent plus au Mois 1, mais la facture du fournisseur reste à payer. Le total des ventes éventuelles pourrait être identique, tout en créant un manque de trésorerie plus long. Il faut aussi prévoir la possibilité que certains produits se vendent moins bien et doivent être réduits de prix.
Vérifier la vitesse de rotation des stocks
La rotation des stocks indique à quelle fréquence une entreprise vend et renouvelle ses marchandises. Une façon courante de la calculer consiste à diviser le coût des marchandises vendues par la valeur moyenne des stocks. BDC explique comment cette mesure aide à comprendre la vitesse à laquelle l'argent immobilisé dans les produits peut revenir. [1]
Avec 600 000 $ de coût des marchandises vendues par année et 150 000 $ de stocks moyens, le résultat est 4 rotations par année. Selon le calcul simplifié 365 ÷ 4, cela représente environ 91 jours de stocks. C'est une moyenne calculée à partir du passé, pas une garantie que le prochain lot sera vendu en 91 jours.
Faites aussi le calcul pour les produits visés. Les articles vendus toutes les semaines et les marchandises spécialisées qui restent plusieurs mois en entrepôt ne devraient pas avoir la même prévision.
Et si les stocks se vendent plus lentement?
Préparez un scénario plus prudent. Que se passe-t-il si vous vendez deux fois moins vite, si les clients paient à 60 jours plutôt qu'à 30, ou si vous devez accorder des rabais? Ajoutez aussi le transport, l'entreposage et l'assurance, car le prix d'achat n'est qu'une partie de l'argent engagé.
Demandez au fournisseur s'il accepte de livrer en plusieurs fois ou de modifier les dates de paiement. Si les produits sont saisonniers, périssables ou difficiles à revendre, le risque mérite encore plus d'attention.
Ce qu'un prêteur pourrait examiner
Un prêteur peut demander les factures d'achat, les rapports de stocks, l'historique des ventes, l'âge des marchandises et les dettes existantes. Certains peuvent prendre les stocks en garantie, mais les catégories admissibles et leur valeur reconnue varient. Le montant inscrit dans votre logiciel d'inventaire n'est pas automatiquement le montant qu'un prêteur accepterait de financer.
Les guides de BDC recommandent aussi de bien planifier les achats pour conserver des fonds disponibles en cas d'imprévu. [2]
BGC est un courtier en financement d'entreprise, et non un prêteur direct. Nous pouvons examiner une demande de financement des stocks et chercher des options auprès de partenaires. Pour calculer le manque d'argent à prévoir, voyez notre guide sur le fonds de roulement. Vous pouvez ensuite faire une demande, selon la plage générale de BGC de 30 000 $ CA à 5 M$ CA.
Sources
- BDC — Rotation des stocks (nombre de jours en stock). Définition et formule de rotation.
- BDC — Financement des stocks. Facteurs à considérer pour financer les marchandises.
Les chiffres sont inventés pour expliquer la méthode. Ils ne représentent pas des conditions de BGC ou un résultat réel.