Une entreprise manufacturière peut obtenir une grosse commande tout en manquant d'argent pour la produire. Il faut acheter des matières premières, payer les employés et faire fonctionner l'usine avant de livrer les produits finis. Si le client paie seulement après la livraison ou l'inspection, la commande peut immobiliser de l'argent pendant plusieurs semaines.
Avant de chercher du financement, le dirigeant devrait comprendre combien d'argent sera nécessaire à chaque étape de fabrication et quel événement permettra de recevoir le paiement du client.
Une commande confirmée ne paie pas les coûts de fabrication
Un bon de commande du client indique les produits qu'il s'engage à acheter, selon les conditions convenues. Le fabricant doit parfois transformer des matières premières en produits finis avant de pouvoir facturer le montant complet.
On parle de travaux en cours lorsque l'entreprise a déjà dépensé de l'argent pour fabriquer quelque chose qui n'est pas encore prêt à livrer. Certains clients versent un acompte ou paient à des étapes précises. D'autres attendent l'inspection ou l'acceptation des produits.
Il faut donc prévoir les retards de pièces, les tests de qualité et les modifications de commande. BDC présente le financement des bons de commande comme une possibilité pour acheter des biens ou fabriquer des produits destinés à une commande confirmée. Ce sont les conditions de BDC, et elles ne prouvent pas que tous les projets manufacturiers peuvent être financés par BGC. [1]
Un calendrier de production en dollars canadiens
Imaginons un fabricant canadien qui reçoit une commande de pièces finies. Le client devrait payer 180 000 $ après l'inspection. Les montants qui suivent sont inventés et excluent les frais de financement.
| Étape | Argent reçu | Argent payé | Mouvement cumulé |
|---|---|---|---|
| Achat des matières premières | 0 $ | 55 000 $ | −55 000 $ |
| Première période de paie | 0 $ | 30 000 $ | −85 000 $ |
| Sous-traitance spécialisée | 0 $ | 20 000 $ | −105 000 $ |
| Deuxième période de paie et tests | 0 $ | 25 000 $ | −130 000 $ |
| Produits acceptés et payés | 180 000 $ | 0 $ | +50 000 $ |
Le manque de trésorerie le plus important atteint 130 000 $ avant le paiement du client. Les 50 000 $ qui restent représentent la différence entre la vente et les dépenses de production présentées. Ce n'est pas le bénéfice net : le loyer, les frais généraux, les taxes et le coût du financement ne sont pas inclus.
Si l'inspection prend deux semaines de plus et que le fabricant doit engager 12 000 $ supplémentaires pour maintenir la production, le manque prévu passe à 142 000 $, même si le prix de vente reste à 180 000 $.
Que vérifier avant d'accepter la commande?
Lisez le bon de commande et l'entente qui l'accompagne. Vérifiez les conditions d'annulation, les tests d'acceptation, les dates de livraison et les pénalités possibles. Ces détails influencent la date à laquelle l'entreprise pourra demander et recevoir son paiement.
Vérifiez ensuite les exigences des fournisseurs. Faut-il payer toutes les matières premières d'avance? Le transport doit-il être payé avant l'expédition? Peut-on recevoir les matériaux en plusieurs livraisons? Si une pièce est refusée, peut-elle être revendue à un autre client ou est-elle fabriquée uniquement pour cette commande?
Gardez enfin les dépenses de ce contrat séparées des coûts normaux de l'usine. Une grosse commande ne devrait pas empêcher l'entreprise de payer ses autres employés et fournisseurs.
Quelles formes de financement pourraient être examinées?
Le financement des bons de commande peut concerner certaines commandes confirmées, mais les prêteurs n'acceptent pas tous les mêmes dépenses : matières premières, paiements aux fournisseurs, travaux de fabrication ou clients particuliers. Le financement du fonds de roulement pourrait aussi être examiné lorsque l'entreprise doit payer ses coûts d'exploitation avant d'encaisser ses ventes.
Pour une dépense à plus long terme, un prêt à terme d'entreprise pourrait être pertinent selon les conditions offertes. Si l'entreprise achète des produits finis pour les revendre, la situation diffère de la fabrication; notre comparaison entre bons de commande et stocks présente ce choix.
Le prêteur pourrait demander la commande signée, les détails du client, les soumissions, l'échéancier de production, les relevés bancaires et les dettes de l'entreprise. Avant de signer, comparez l'argent réellement reçu, les frais et les dates de remboursement, surtout si la production peut prendre du retard. Notre guide sur le coût des offres explique cette méthode.
BGC est un courtier en financement d'entreprise, et non un prêteur direct. Nous pouvons examiner votre demande et explorer des possibilités avec des partenaires, sans garantir qu'une commande donnée sera admissible. Consultez les critères d'admissibilité ou faites une demande. La plage générale des demandes va de 30 000 $ CA à 5 M$ CA.
Sources
- BDC — Financement des bons de commande. Description du financement lié à des commandes et à la fabrication.
L'exemple est inventé. Les dépenses admissibles, les modalités et la décision de financement dépendent de chaque prêteur.